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mardi 12 décembre 2017

Amnesty lance une action urgente sur l’état de santé du groupe de Gdeim Izik



12/12/2017


Amnesty exige des conditions de détention conformes aux normes internationales aux activistes sahraouis
Amnesty exige des conditions de détention conformes aux normes internationales aux activistes sahraouis. D. R.
Une action urgente a été lancée lundi par l’organisation des droits de l’Homme, Amnesty International (AI), pour sauver la vie d’un des prisonniers sahraouis du groupe de Gdeim Izik, dont la santé s’est dégradée à un état «critique». AI a lancé un appel urgent invitant le grand public du monde entier à écrire aux autorités marocaines pour garantir des conditions de détention conformes aux normes internationales aux activistes sahraouis, leur permettre l’accès aux soins et autoriser des visites sans restrictions de leurs familles et avocats.

Il s’agit notamment de l’état de santé du prisonnier Abdeljalil Laaroussi, transféré à la prison locale d’Aïn Sbaa 1 et dont la situation est «très critique», affirme AI. Condamné à la réclusion à perpétuité à l’issue du procès du groupe de Gdeim Izik en juillet 2017 impliquant également 22 autres militants sahraouis, Abdeljalil a entamé une grève de la faim le 20 novembre. Il demande à être transféré à la prison locale de Laayoune, au Sahara Occidental, pour être proche de sa famille. L’ONG affirme que depuis son transfert de la prison d’El-Arjat, près de Rabat, à la prison locale Aïn Sbaa 1 de Casablanca, le 16 septembre dernier, la santé d’Abdeljalil Laaroussi s’était déjà «gravement détériorée» avant même qu’il n’entame sa grève de la faim, en raison des mauvaises conditions de détention dans sa nouvelle prison.
Citant la famille du prisonnier et un de ses avocats, AI rapporte qu’Abdeljalil souffre maintenant de rectorragie, d’épistaxis, d’hypertension artérielle et de problèmes cardiaques. Il a été hospitalisé trois fois au cours du procès et l’administration pénitentiaire lui a administré un traitement qui ne convient pas à ses problèmes de santé puisqu’il n’a été consulté par aucun médecin depuis son transfert, précise l’ONG.

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