samedi 21 octobre 2017

Titres de Solidmar : moments forts de la semaine du 15 au 22/10/2017

La ville de Vitry-sur-Seine accueille samedi et dimanche à la halle Rabelais la 42e « Eucoco »,




Après l’Espagne et l’Italie, la ville est l’hôte de la 42e Conférence européenne de coordination du soutien au peuple sahraoui.

Tout le week-end, c’est la solidarité avec le peuple sahraoui qui va s’exprimer. La ville de Vitry-sur-Seine accueille samedi et dimanche la 42e « Eucoco », pour « Conférence européenne de coordination du soutien au peuple sahraoui ». Plusieurs associations de soutien seront représentées pour défendre les habitants du Sahara occidental, un territoire qui n’est pas reconnu par les instances internationales. Plusieurs thèmes vont être abordés : la politique, la construction de l’Etat Sahraoui en exil, les ressources naturelles et « le mur marocain de la honte », les droits de l’homme. Chaque été, la municipalité (PCF), engagée pour la reconnaissance du Sahara occidental, accueille des enfants sahraouis dans les centres de loisirs et de vacances.
Samedi à partir de 8 h 30 à la halle des sports Rabelais, rue Pierre-et-Marie-Curie. Informations sur le site : https ://eucoco2017.eucocolemans.org/


Sahara Occidental, festival de l’art : quelque 70 artistes internationaux attendus à Dekhla



Publié le : jeudi, 19 octobre 2017 
DEKHLA (camps de réfugiés sahraouis) - Quelque 70 artistes de renommée internationale et des militants des droits de l’Homme, issus d’au moins 16 pays, sont attendus vendredi à Dekhla (camps de réfugiés sahraouis) pour prendre part au festival international de l’art, a-t-on appris jeudi auprès des organisateurs.
Quelque 70 participants, des géants de l’art et de la musique, du Hip-Hop notamment, connus au niveau international, vont venir de Palestine, Afrique du Sud, Chili, France, Finlande, Mexique, Italie, Etats-Unis d’Amérique, Cuba, Honduras, Grande-Bretagne, Uruguay, Argentine, Egypte et d’Espagne, en plus de la participation de l’Algérie.
Ils vont tous se retrouver "sous une même tente", slogan choisi pour l’édition 2017 du festival international de culture de Dekhla, qui s'étale sur quatre jours, selon les organisateurs de l’événement chapeauté par le ministère de la Culture sahraoui et l’Association culturelle (Bajo La Misma Jaima).

Lire la suite http://www.aps.dz/culture/64187-sahara-occidental-festival-de-l-art-quelque-70-artistes-internationaux-attendus-a-dekhla#.WenGghdeXFo.facebook




vendredi 20 octobre 2017

Mardi 24 octobre prochain date du procès de Nasser Zefzafi et ses compagnons.

Bildergebnis für nasser zefzafiAprès près de cinq mois de détention, la chambre criminelle de la la cour d'appel de Casablanca a fixé mardi 24 octobre prochain comme date du procès de Nasser Zefzafi et ses compagnons.
D’après le maître Mohamed Aghnaj, membre du collectif de défense des détenus du Hirak qui a révélé l’information sur sa page Facebook, 31 autres détenus (dont Mohamed Jelloul et Rabie El Ablak) seront jugés avec le leader du Hirak le même jour.
Nasser Zefzafi sera donc jugé par la même cour que le « groupe Ahamjik » et le journaliste Hamid El Mahdaoui.

KOHLER EN VISITE DANS LES CAMPS DES RÉFUGIÉS SAHRAOUIS

La soif de liberté dans les yeux des Sahraouis

Par
Horst Kohler, ex-président de la République fédérale d'AllemagneHorst Kohler, ex-président de la République fédérale d'Allemagne
Le Maroc ne veut pas reconnaître ses torts. L'accueil froid qu'il a réservé à l'envoyé spécial est la meilleure preuve.
Le nouvel envoyé spécial des Nations unies pour la République sahraouie, Horst des réfugiés sahraouis pour une visite de deux jours. Tel qu'il a été programmé par les autorités sahraouies, Horst Kohler, ex-président de la République fédérale d'Allemagne, a été accueilli dans la wilaya d'Assoured où le programme officiel pour sa visite a été concocté.
L'envoyé spécial qui a été accueilli à l'entrée de la wilaya par les autorités officielles sahraouies, a eu ensuite droit à un véritable bain de foule. En effet, des foules composées de petits, de grands, de femmes et d'hommes ont pris place de part et d'autre de la rue principale, pour applaudir, fuser des youyous, brandir des banderoles et des pancartes.
Les Sahraouis qui maîtrisent dans leur grande majorité plusieurs langues, ont usé de l'espagnol, de l'arabe, de l'anglais, de l'allemand pour exprimer leur principale revendication, à savoir l'indépendance et le recouvrement de leur territoire. Ainsi, on pouvait lire et entendre le long de la route, des slogans, à l'image de «l'indépendance maintenant», «nous voulons recouvrer notre territoire, retrouver nos familles et nos biens», «nous voulons vivre en paix, en amour et en prospérité», «nous sommes pacifiques...». 
Kohler qui a été impressionné par l'accueil des Sahraouis, a tenu à exprimer son admiration pour ce peuple et réitérer dans une brève allocution tenue sur place son entière disposition et enthousiasme pour résoudre le problème sahraoui. 

Au Maroc, le long chemin des familles des détenus du "Hirak"


Par AFP , publié le




Des proches de contestataires marocains emprisonnés sortent d'un bus après leur avoir rendu visite à Casablanca, le 18 octobre 2017
Des proches de contestataires marocains emprisonnés sortent d'un bus après leur avoir rendu visite à Casablanca, le 18 octobre 2017
afp.com/FADEL SENNA

Casablanca (Maroc) - Vingt-deux heures de route et 1.200 kilomètres aller-retour: chaque semaine, les familles des militants du mouvement de contestation du Hirak viennent depuis le nord du Maroc rendre visite à leurs proches incarcérés à Casablanca, dans l'attente de leur procès.


"Les familles des détenus sont épuisées, chaque semaine c'est la même épreuve. Pourquoi nous font-ils vivre ce calvaire?", s'indigne Rachid Ahbbad. Il est venu voir son fils Bilal, 19 ans, incarcéré début juin pour avoir participé aux manifestations qui agitaient alors la région. 
"Nos jeunes sont sortis dans la rue pour des revendications légitimes. Les manifestations étaient pacifiques. Et ils ont été qualifiés de séparatistes", s'indigne ce commerçant d'Al-Hoceïma, l'épicentre du mouvement né après la mort d'un vendeur de poisson broyé dans une benne à ordures. 
"Les familles ont besoin de soutien", souffle Amine Abdelhamid, militant des droits de l'Homme et membre du comité de soutien du "Hirak" - la "mouvance" en arabe, nom donné localement au mouvement de contestation.

Lire l'article
 http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/au-maroc-le-long-chemin-des-familles-des-detenus-du-hirak_1953957.html

Pour percer l’Afrique, Rabat compte sur les cadres africains qui se sont formés au Maroc



Voici un rapport qui illustre, si besoin, la médiocrité du travail d’évaluation des cadres qui entourent le roi du Maroc, Mohammed VI.
Selon son rédacteur, Karim Bouzida, « toute une génération de décideurs africains ayant étudié au Maroc est en train d’arriver aux affaires, et des liens très forts ont été conservés avec le Royaume, puisqu’une seconde génération est en train de fréquenter les bancs des universités et écoles marocaines ».
Dans ce rapport, l’Afrique est décrite comme « un réservoir de croissance largement sous-évalué par l’État, alors même qu’elle constitue la zone la plus prometteuse pour le tissu économique et industriel du pays ».
Le Maroc, pour atteindre les points de croissance qui manquent à son économie a besoin de l’Afrique.

Pour lire le rapport :  maroc-leaks.com/percer-lafrique-maroc-compte-cadres-africains-...

On remarquera que le débardeur du roi est décoré d'une feuille de canabis...

Au Maroc, 350 manifestants du Rif sont toujours en prison


Une délégation tunisienne d’avocats et défenseurs des droits humains a été interceptée par la police marocaine alors qu’elle voulait se rendre à Al Hoceima, dans le Rif.
L’état de santé de plusieurs détenus en grève de la faim inquiète.

Mobilisation des partisans du mouvement marocain dit du « Hirak » devant le tribunal de Casablanca le 17 octobre.
ZOOM
Mobilisation des partisans du mouvement marocain dit du « Hirak » devant le tribunal de Casablanca le 17 octobre. / Fadel Senna/AFP

Dans la nuit du 16 au 17 octobre, alors qu’elle n’était plus qu’à une quarantaine de kilomètres d’Al Hoceima après dix heures de route depuis Casablanca, une délégation tunisienne d’avocats et de défenseurs des droits humains a été interceptée par la police.
Elle a été empêchée de se rendre dans la ville de la région du Rif, dans le Nord, où des manifestations massives s’étaient tenues pendant plus de six mois avant que la répression policière ne mette un terme avant l’été au mouvement dit du « Hirak » pour le développement et contre la marginalisation du Rif.
L’avocat tunisien Ridha Raddaoui et le président du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) Messaoud Romdhani, à la tête de la délégation, comptaient apporter leur soutien aux familles des manifestants détenus, visiter ces derniers dans les prisons, mener une mission d’observation pendant les procès.

« La dérive autoritaire et policière en cours au Maroc »

« La délégation a été obligée de faire demi-tour et a été escortée par les forces de sécurité marocaines pendant 200 kilomètres », précise Mouhhiedine Cherbib du comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme (CRLDHT). « C’est malheureusement la démonstration de la dérive autoritaire et policière en cours au Maroc », déplore-t-il.
Lire la suite
https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/Au-Maroc-350-manifestants-Rif-sont-toujours-prison-2017-10-19-1200885618

jeudi 19 octobre 2017

Indépendance maintenant ! Message adressé à Horst Köhler arrivé dans les camps de Tindouf

C'est la communication de la commission des droits de l'homme à Horst Köhler - ancien président fédéral allemand et nouvel envoyé du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara occidental - hier lors de son arrivée dans les camps de prisonniers à Tindouf.

mercredi 18 octobre 2017

Dans le Rif marocain, la guerre pacifique

A LA UNE POLITIQUE INTERNATIONAL Publié le 18/10/2017 à 13h18 par Maud Ninauve, au Maroc.

Un an après la mort d’un vendeur de poissons à Al Hoceima, la province du nord est toujours en proie à une violente contestation que le « Makhzen », l’appareil d’Etat, ne parvient pas à contenir
La nuit est tombée, Ghizlane dépose son sac et sa poussette dans la soute à bagages. Chaque mardi depuis six mois, un car est affrété depuis Al Hoceima jusqu’à Casablanca pour permettre aux familles des prisonniers du mouvement Hirak de les visiter. À tour de rôle, une soixantaine de personnes entame ce voyage marathon de 1 200 km sur trois jours. « Nous sommes évidemment épuisés, moralement, physiquement et même financièrement, mais ma fille de deux ans a besoin de voir son père, je dois tenir ».
http://www.sudouest.fr/…/dans-le-rif-marocain-la-guerre-pac…
https://images.sudouest.fr/…/des-protestants-du-hirak-lors-…
Des protestants du Hirak lors d’une manifestation, le 11 juin dernier. FADEL SENNA/AFP
Des protestants du Hirak lors d’une manifestation, le 11 juin dernier. FADEL SENNA/AFP

Procès des militants de Hirak au Maroc: l'état de santé des prévenus inquiète



Procès des militants de Hirak au Maroc: l'état de santé des prévenus inquiète


Soutiens aux prévenus du mouvement Hirak devant le tribunal de Casablanca le 17 octobre 2017.
© FADEL SENNA/AFP

Ce mardi 17 octobre se tenait à Casablanca une nouvelle audience dans le procès de membres du mouvement Hirak. Un groupe de 19 personnes comparaissait devant le tribunal pour leur implication dans le mouvement de contestation qui secoue le Rif depuis la fin du mois de mai. Ils encourent jusqu'à 30 ans de prison ferme. Compte-rendu d'audience.

Certains, parmi ce groupe de détenus qui comparaissaient mardi, sont en grève de la faim depuis 23 jours pour exiger leur libération et dénoncer leurs conditions d'incarcération. Ils sont affaiblis et au moins quatre d'entre eux se déplacent avec difficulté, a-t-on constaté à l’audience.
Impossible de dénombrer avec exactitude le nombre de prisonniers du Hirak en grève de la faim. Mais l’un d’entre eux, victime d’un malaise, a été transféré d’urgence à l’hôpital avant de regagner, selon le juge, sa cellule en prison.
« On a demandé qu’il soit hospitalisé et d’ouvrir une enquête, explique Isaac Charia, avocat de la défense des détenus. On a déposé une plainte contre monsieur le directeur de prison de Oukacha et aussi contre la Direction générale des prisons au Maroc pour les mauvais traitements de ces gens. On n’oublie pas que Monsieur Nasser Zefzafi, jusqu’à aujourd’hui, est dans l’isolement individuel ».
Une audience marquée par un coup d’éclat de la part de quatre avocats ayant demandé à se constituer partie civile au nom de l’Etat. « Dans ce procès, il y a eu aux alentours de 570 à 580 blessés parmi les forces de l’ordre, explique Maître Brahim Rachidi, l’un de ces avocats. Nous sommes pour un procès équitable et juste et ces gens-là doivent être réparés. Parce que l’Etat doit protéger ses forces de l’ordre… »
La prochaine audience de ces détenus du Hirak a été renvoyée au 24 octobre prochain.

Maroc: toujours moins de libertés

Les atteintes aux libertés fondamentales se poursuivent tous azimuths au Maroc. Aussi bien contre les militants du Rif que contre les activistes des Droits fondamentaux. Le chaos judiciaire qui y règne en apparence recouvre une répression peut-être sans précédent contre le droit à l'information. Dans le silence de notre propre gouvernement.

Ce mercredi 11 octobre se tenait en même temps, à Casablanca l'ouverture du procès de 22 inculpés du mouvement contestataire du Rif (Hirak du Rif) et à Rabat la poursuite de celui engagé contre les 7 activistes du journalisme citoyen autour de Maati Monjib.
Dans un cas comme dans l'autre l'audience a été reportée. Au 17 octobre à Casablanca; au 27 décembre à Rabat. Pour ce dernier c'est le 10° report consécutif. Tout se passe comme si le tribunal de première instance ne se résignait pas à juger les inculpés. Cinq d'entre eux sont accusés d'atteinte à la sûreté de l'Etat et risquent cinq ans de prison; deux d'avoir reçu des financements étrangers pour leur association (l'Association Marocaine pour le Journalisme d'investigation). Tous sont engagés dans la construction d'un journalisme citoyen et dans la promotion de nouveaux droits numériques. Ils font l'objet de provocations et d'intimidations constantes (redressement fiscal, écoutes, accusations diffamatoires dans la presse du Régime...). Mais jamais n'arrive le jour du traitement judiciaire de leurs accusations. Tout se passe comme si le dossier était vide et que le renvoi perpétuel était un moyen supplémentaire de pression morale sur les personnes poursuivies, d'intimidation sur tous les autres.
Peut-être aussi que la présence d'observateurs étrangers (dont cette fois, l'auteur de ces lignes) gênait le pouvoir. Ce dernier attend beaucoup que son "étranger" à lui (la France et l'Union Européenne en particulier) fasse silence sur ses attentats permanents contre les Droits de l'Homme en échange de l'aide qu'il leur apporterait contre le terrorisme. Mais cette dernière est-elle efficace ? La pénétration toujours plus forte de religieux fondamentalistes dans des cercles aussi importants que le Conseil Supérieur des Oulémas ou le commandement militaire est devenu une menace pour le Royaume lui-même. Leur chantage est constant: aussi bien contre la reconnaissance de nouveaux droits (de la femme mais aussi  de la liberté de conscience) et contre l'exercice de la liberté d'expression (le droit d'association ou les droits de la défense). Ils résistent en fait contre les promesses démocratiques dont était porteur le Mouvement du 20 Février (version marocaine du Printemps arabe). C'est la première fois que les avocats qui défendent les 300 militants du Hirak du Rif font l'objet de poursuites. C'est la première fois que sept journalistes qui ont couvert ces évènements sont jetés en prison. Cela n'était jamais arrivé sous Hassan II. Il y a bien un acharnement spécifique contre le droit du citoyen marocain à l'information. Le Maroc est à la 133° place  (sur 179) du classement mondial de la liberté de la presse dressé en 2017 par Reporters Sans Frontières. Mais un acteur essentiel occupe le terrain de cette bataille: l'opinion publique internationale. Elle peut et doit exercer les pressions sur ses gouvernements pour qu'aucune connivence ne porte pas atteinte à l'universalité des droits que défendent ces militants de l'honneur et du respect. Cette connivence est devenue coutumière entre la France et le Maroc. Cela passe dans l'immédiat par une récusation du scandaleux protocole modifiant la convention judiciaire franco-marocaine adopté le 23 juin 2015 par l'Assemblée Nationale (suivant un argumentaire honteux d'Elisabeth Guigou). Contre cet "ancien monde", le nouveau président de la République agira-t-il ?
https://blogs.mediapart.fr/paul-allies/blog/161017/maroc-toujours-moins-de-libertesoins-de-libertes

Embouteillage au quai de phosphate de El Aaiun occupé


Equipe Media, 11 octobre 2017
 
En quelques jours, ce début octobre, plus de 100 000 tonnes de phosphate sahraouis ont été expédiées loin du territoire colonisé. Les phosphates ont été extraits et vendus par l’occupant, le Maroc, à son propre profit. En septembre, les navires Ultra Dynamic et Ultra Crimson, avaient déjà emporté une quantité similaire de phosphates sahraouis. Un suivi attentif des informations internationalement disponibles, ainsi que des contrôles de visu ont permis à Équipe Média d’établir les présents constats.
Le 3 octobre 2017 le bateau Glovis Madrid. imo 9610999, pavillon Singapour, en provenance de Bremen, est arrivé à El Aaiun. Son tirant d’eau était alors de 6,7 m et son maximum possible de 12,85m, son port en lourd 56 605 tonnes.
Le vraquier chargé de phosphate est reparti dans la nuit du 5 au 6 en direction du canal de Suez, qu’il est estimé atteindre le 15 octobre prochain. Son tirant d’eau était alors de 12,9m.
Selon les informations qu’Équipe Média a pu trouver, son propriétaire est PST Management de Singapour, et son gestionnaire Pacific International Lines de Singapour.
Le soir du 4 octobre, le Panagiotis,(ex MaverickGunner), Imo 9461063, pavillon des îles Marshall, en provenance de Hadera (Israël) est arrivé au large de El Aaiun avec un tirant d’eau à 7m. Son port en lourd est de 80 717 tonnes. À son départ d’El Aaiun le 8 octobre, chargé de phosphates, son tirant d’eau était de 11m. Il se dirige vers South West à la Nouvelle-Orléans, Usa.

Lire l'article

dimanche 15 octobre 2017

Gilles Perrault s’exprime au sujet du livre : Drôle d’occupation pour une grand-mère. Histoires de prisonniers politiques sahraouis, petite histoire du conflit




Extraits d'une lettre de Gilles Perrault envoyée à l'auteure:

Bildergebnis für drôle d'occupation pour une grand-mère"...tu démontres que s'il y a un âge pour courir le marathon, il n'y en a pas pour la solidarité.


 Ton livre contribue à briser le silence complice qui permet à une occupation honteuse de perdurer. Violation de la loi internationale, déni des décisions de l’ONU, fraudes et magouilles de toutes sortes : tout est mis en œuvre pour perpétuer l’étouffement de  la voix d’un peuple qui aspire légitimement à la liberté. 
Tu ne lâches pas. Tu as raison. Ton livre m'a ému et revigoré."

Maroc / Discours Historique...


Le monarque de droit divin, Mohammed VI, vient de faire un "discours historique", comme tous les autres "discours historiques"...
Il fait un constat désastreux au sujet du pays : corruption; clientélisme; népotisme; manque d'éthique; jeunesse délaissée; manque de travail... Tout ce discours est adressé aux prédateurs à la députation qui l'ont applaudi chaleureusement...
Le résumé de ce "discours historique" : tout va mal, ce n'est pas de ma faute....mais comptons sur Dieu...!!!

R I F I S I O N | television n ARIF -- FB: https://www.facebook.

samedi 14 octobre 2017

Titres de Solidmar : moments forts de la semaine du 8 au 14/10/2017

Maroc : Trois ans de harcèlement à l’encontre de Maâti Monjib et de six défenseurs des droits humains



Ciblés par les autorités depuis 2014, sept défenseurs des droits humains marocains sont la cible de harcèlement judiciaire en raison de leurs activités en faveur de la liberté d’expression dans le pays. Le 11 octobre 2017, la justice marocaine a reporté pour la huitième fois consécutive leur procès. La prochaine audience aura lieu le 27 décembre 2017.
 
Maâti Monjib, Hicham Mansouri, Hisham Almiraat, Mohamed Essabr et Abdessamad Ait Aicha, sont poursuivis pour « atteinte à la sécurité de l’État » en raison de leurs activités de défense des droits humains menées au sein de l’Association marocaine des droits numériques (ADN), de l’Association marocaine pour le journalisme d’investigation (AMJI), de l’Association marocaine pour l’éducation de la jeunesse (AMEJ) et du Centre Ibn Rochd d’études et de communication. Ils risquent entre un et cinq ans d’emprisonnement, sur la base de l’article 206 du Code pénal marocain [1]. Parmi ces défenseurs, certains sont notamment poursuivis pour avoir animé des formations portant sur l’utilisation de l’application « Story Maker » dispensées par le Centre Ibn Rochd et l’AMEJ – en partenariat avec l’ONG néerlandaise « Free Press Unlimited ».
Rachid Tarik et Maria Moukrim sont accusés d’avoir reçu un financement de l’étranger pour le compte de l’AMJI, sans en avoir notifié la réception au secrétariat général du gouvernement. Si les charges sont confirmées, ils risquent une amende pouvant aller jusqu’à 10 000 dirhams (environ 1,000 euros), sur la base de l’article 8 de la Loi de 1958 réglementant le droit d’association. Ces deux défenseurs sont visés en leur qualité de président et d’ancienne présidente respectivement de l’AMJI.
 
Fabriquées de toutes pièces, les charges pesant contre les sept défenseurs visent à les faire taire et discréditer leur combat en faveur de la promotion de la liberté d’expression et d’information, y compris à travers l’application « Story Maker » [2].
Les sept défenseurs visés par ce procès sont tous affiliés à des organisations ayant cherché à encourager cette forme de journalisme citoyen et qui pour certaines d’entre elles sont aujourd’hui la cible de restriction à leur liberté d’association en représailles :

vendredi 13 octobre 2017

P. Baudouin: “Les pratiques du régime de Mohammed VI ressemblent à celles de Ben Ali"

Ancien secrétaire général puis président de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), Maître Patrick Baudouin est un fin connaisseur de la situation des droits Humains au Maghreb mais aussi en Afrique. Dans cet entretien, il nous livre sa vision de l’état des lieux des libertés au Maroc ainsi que le bilan de Mohammed VI en la matière.


  • Maître Patrick Baudouin
    Maître Patrick Baudouin
     
     Ancien secrétaire général puis président de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), est un fin connaisseur de la situation des droits Humains au Maghreb mais aussi en Afrique.
    Passionné des luttes contre la répression et pour la liberté, il a été l’un des plus jeunes membres du comité central de la ligue française pendant les années 70.
    Dans cet entretien, l’actuel président d'honneur de la FIDH, nous livre sa vision de l’état des lieux des libertés au Maroc ainsi que le bilan de Mohammed VI en la matière.

    - Quel regard portez-vous sur la situation actuelle des droits Humains au Maroc?
    Elle est malheureusement préoccupante. S’il existe un certain nombre d'avancées, notamment dans le domaine de la société, force est de constater, que pour tout ce qui est droit et libertés fondamentales, on reste au statu-quo. Ces libertés, qui constituent le socle et le fondement des démocraties, continuent à être bafouées au Maroc. C’est en particulier le cas de la liberté d’expression et la liberté de presse. C’est la liberté d’opposition finalement qui est touchée. Dès qu'on manifeste une opposition virulente au pouvoir et - il faut bien le dire - au Palais royal, on devient vite suspect et susceptible de poursuites.

     - En quoi cela se manifeste-t-il?
    Le corollaire de l’atteinte à ces libertés fondamentales est la poursuite judiciaire de personnes qui ne sont coupables de rien d’autre que de ne pas être d’accord avec le pouvoir. On se retrouve devant des situations assez absurdes qui conduisent à des condamnations, à des privations de sortie du territoire ou à des postes qu’on ne peut plus conserver. C’est des brimades qu’on a connues avec le régime de Ben Ali en Tunisie. Même si les deux régimes sont différents, il existe des points de similitudes. Les méthodes utilisées pour réprimer les voix critiques se ressemblent.
     Il faut aussi mentionner que des pratiques policières, comme les mauvais traitements et la torture, n’ont pas été éradiqués et ce contrairement aux promesses qui avaient pu être réalisées. On voit des condamnations très lourdes, avec les droits de la défense qui ne sont pas toujours respectés. C’est le cas par exemple des affaires qui concernent des islamistes ou des sympathisants du Polisario. C’est un tableau assez sombre et préoccupant.

    - Si on prend le régime dans la continuité du règne d’Hassan II, est-ce que cette régression vous surprend?
    Non, elle ne me surprend pas. Je crois que c’est la nature du régime. Les sujets tabous persistent sous la protection absolue du pouvoir monarchique. On ne peut toujours pas critiquer le roi, l’armée ou la politique suivie au Sahara Occidental. Tant qu’on reste sur ce registre, il y aura inévitablement des dérives commises par le pouvoir. Je ne dirais pas que la situation au Maroc d’aujourd’hui est équivalente à celle des années les plus noires [années de plomb, Ndlr.] du règne d’Hassan II, mais il y a des survivances de toutes les dérives qui ont caractérisé le règne de ce dernier.

     - La diffamation est l'une des techniques de répression utilisée. Vous avez porté plainte, au nom de l’historien Maâti Monjib, contre le journal « Le360.ma »...
    Maâti Monjib a fait l’objet de propos parfaitement diffamatoires tenus dans cet organe, que je qualifierais de caniveau. Tout le monde sait qu’il reproduit la volonté du pouvoir de dénigrement d’un certain nombre d’opposants. Il s’agit de les salir et de les discréditer avec des méthodes inacceptables. C’est exactement ce que faisait le régime de Ben Ali: l’art d’essayer de discréditer les voix critiques via des campagnes diffamatoires. Le pouvoir marocain pratique aujourd’hui la même recette. On prête, par exemple, à M. Monjib des malversations pour essayer d’en faire quelqu’un qui serait corrompu. On l’accuse d’autres choses absurdes et infondées. On salit gratuitement. C’est la raison pour laquelle on a déposé plainte pour diffamation.

    - Et pourquoi en France?
    Nous savons très bien qu’une telle plainte déposée au Maroc n’aurait aucune chance d’aboutir. C’est une vérité incontestable, hélas. Nous avons saisi la justice française car Le360 diffuse depuis le territoire français, ce qui donnait compétence à la justice française. Cette compétence a d’ailleurs été reconnue. Mais il fallait se battre car la juge d’instruction désignée s’estimait, dans un premier temps, incompétente. Or elle a dû reconnaître sa compétence après une décision de la chambre d’instruction, devant laquelle nous avons fait appel. Elle a délivré, pendant le cours d’instruction, “une commission rogatoire” afin d’entendre les organes dirigeants et l’auteur des articles incriminés. Elle s’est alors heurtée à un refus de la part de ces présumés responsables de la diffamation. C’est pourquoi elle a considéré in-fine qu’elle ne pouvait pas aller plus loin dans ses investigations au Maroc.

    - Pensez-vous que la procédure va aboutir?
    Malheureusement, on touche à un autre scandale qui est aussi la compromission des autorités françaises avec ses homologues au Maroc. Il s’agit de la convention d’entraide judiciaire entre les deux pays qui permet à chaque côté de poursuivre ses ressortissants dès lors que la compétence territoriale est avérée. Sur demandes pressantes des autorités marocaines, qui avaient suspendu toute coopération judiciaire et policière il y a quelques années, la France se dessaisit dès lors que les autorités marocaines revendiquent la possibilité de poursuivre elle-même un ressortissant marocain qui serait susceptible de condamnation en France. Évidemment cela n’a qu’un seul objet: assurer l’impunité aux responsables marocains ayant commis des actes incriminés. C’était le cas des poursuites prévues contre M. Abdellatif Hammouchi [Directeur de la Direction générale de la surveillance du territoire], accusé de torture par le boxeur et champion du monde Zakaria Moumni.
      - Propos recueillis par: Hicham Mansouri


    Un ancien consul américain à Casablanca s’inquiète des « limites de la démocratisation » du Maroc -

    Un ancien consul américain à Casablanca s’inquiète des « limites de la démocratisation » du Maroc
    « Les événements d‘Al Hoceima soulignent les limites des progrès en matière de libertés civiles et de droits de l’Homme et la déception des défenseurs des droits de l’Homme après un premier optimisme dans la capacité de Mohammed VI à apporter des changements positifs »

    Par Kenza Filali 11/10/2017
    « Le roi demeure le véritable centre du pouvoir conseillé par les mêmes proches qu’il a depuis son accession au pouvoir tandis que Benkirane est apparu (…) inefficace », écrit dans une tribune de l’Atlantic Council, Nabeel Khoury, senior fellow au Centre Rafik Hariri pour le Moyen-Orient. Cet ancien diplomate américain a servi deux fois au Maroc : il a été attaché de presse à l’ambassade des États-Unis à Rabat de 1994 à 1997 et consul général des États-Unis de 1998 à 2002.
    Sur le plan économique, le Maroc conserve un faible rang sur les indices du développement, de la corruption, de la démocratie et de l’emploi des jeunes, rappelle-t-il.
     Un ancien consul américain à Casablanca s’inquiète des « limites de la démocratisation » du Maroc -