Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar le 2ème !




Pages

jeudi 16 mars 2017

Prisonniers de Gdeim Izik : L’ombre du conflit plane sur le procès. L'Humanité témoigne



D.R

L’ombre du conflit du Sahara occidental plane sur le procès à Rabat des 24 militants sahraouis, a écrit hier le quotidien français L’Humanité, précisant qu’il se déroule dans une atmosphère «tendue».

Pour l’envoyée spéciale du journal, qui a dû parlementer «longtemps»  pour qu’elle puisse accéder à la salle d’audience, il est « difficile de dire  quelle peut être l’issue de ce procès, surveillé de près par le Palais».
 « Mais, au-delà des multiples entorses aux règles d’un procès juste et  équitable, c’est bien l’ombre du conflit du Sahara occidental qui plane sur  ce procès», relève le quotidien.  Le journal évoque qu’à l’entrée, les avocats n’échappaient pas à la  confiscation des téléphones et aux fouilles au corps de la police marocaine,  mettant en exergue la déclaration du président de la cour d’appel aux détenus  lorsqu’ils faisaient état des sévices corporels et moraux dont ils ont été victimes,  qui a fait remarquer que le tribunal est une «juridiction marocaine et non pas  les Nations unies».  
Présentés comme des «criminels» de droit commun, les détenus politiques  sahraouis ont clamé, durant leur audition, leurs convictions en faveur de l’autodétermination  du Sahara occidental, résume L’Humanité. « Ces détenus racontent un véritable cauchemar : les mains entravées  par des menottes en plastique, les insultes des gendarmes, les coups de matraque  sur les corps nus, les seaux d’urine versés sur la tête, le transfert en avion  d’El-Ayoun (capitale du Sahara occidental) à Rabat, les yeux bandés, puis la  présentation dans un état déplorable à un juge d’instruction en uniforme militaire  dont les accusés ignoraient la fonction», rapporte le journal.  Un des accusés, poursuit l’Humanité, esquisse dans son récit la «brutale  répression» au cours du démantèlement du camp de Gdeim Izik le 8 novembre 2010,  à travers lequel les militants sahraouis réclamaient des droits sociaux et politiques. «Nous exprimons une souffrance subie depuis quarante ans. Nous ne sommes  pas des criminels. Nous appartenons à un peuple paisible qui n’aspire qu’à la  paix.
Le problème, c’est le système colonial imposé au Sahara occidental», rapporte  encore le journal.